Objectif zéro déchet : tips et astuces pour une cuisine plus écolo

Objectif zéro déchet : tips et astuces pour une cuisine plus écolo

Les déchets alimentaires représentent environ un tiers du volume des ordures ménagères. Ils comprennent les déchets de cuisine comme les restes de repas, ou les épluchures, mais aussi les aliments périmés, et les déchets de préparation alimentaires. Les diminuer contribue à réduire son empreinte écologique. Nous vous proposons 6 astuces, pour trouver des solutions alternatives afin de concilier protection de l’environnement, et préservation de votre santé.

1 – Cuisiner soi-même !

En 2017, chaque français a produit environ 513 kilos de déchets ménagers, soit trois fois plus qu’il y a cinquante ans selon l’ADEME.

Parmi ces déchets, 30 kilos étaient constitués uniquement d’aliments, dont 7 kilos encore emballés. La grande majorité de nos déchets alimentaires provient des packaging de produits industriels. Cuisiner soi-même implique une réduction de l’utilisation des emballages à usages uniques, et notamment ceux en provenance des produits transformés. Pas besoin d’être un grand chef pour s’y mettre. À terme, vos déchets principaux ne seront plus que des épluchures de vos fruits et légumes, que vous pourrez réutiliser, ou composter.

 2 – Acheter en vrac avec des contenants durables 

Entre les conserves, les emballages de biscuits, de sauces, ou encore de repas commandés, votre poubelle ne risque pas de crier famine. Il ne tient qu’à nous de changer nos habitudes domestiques, en s’éloignant de la surconsommation. Acheter en vrac est une solution efficace pour limiter sa consommation d’emballages. Les aliments secs se conservent longtemps et très bien dans des bocaux en verre. Vous pourrez trouver une boutique vrac proche de chez vous facilement, avec le site de l’association réseau vrac.

Malgré l’interdiction de la distribution de sacs plastiques dans les grandes surfaces, de nombreux magasins continuent leur utilisation, notamment pour l’emballage des fruits et légumes, avec des sacs en amidon de maïs. Mais il est possible de s’en passer, en les remplaçant par des sacs réutilisables et durables, comme des sacs en tissus, ou encore des filets que vous pouvez retrouver chez nous

3 – Utiliser des ustensiles naturels et écologiques 

Le zéro déchet dans la cuisine passe non seulement par le choix de nos produits, mais aussi par le choix de nos ustensiles. Or la plupart d’entre eux ne sont pas écologiques, mais il est possible de les remplacer ! 

Les éponges réutilisables

Les éponges font parties des ustensiles culinaires jetables, que nous utilisons tous les jours. Les Français en consomment en moyenne 8 à 9 par ans. Or il existe des alternatives telles que le tawashi. Il s’agit d’une éponge japonaise en tricot, qui peut être fabriquée à base de tissus recyclés, en provenance de vieux vêtements par exemple. Il s’agit donc d’une bonne alternative, écologique et durable.

Les essuie-tout réutilisables

Les essuie-tout quant à eux sont certes en papier, mais leur production nécessite d’énormes quantités d’eau et d’arbres pour une seule utilisation. Ils peuvent être remplacés par des modèles réutilisables, en tissus, ou par des torchons écologiques, durables.

Le film alimentaire réutilisable

Les films plastiques et aluminium font parties de nos outils culinaires les plus utilisés, et les plus polluants. Mais aujourd’hui, il existe de nouvelles solutions, comme les embeillages, substituts naturels à base de coton et de cire d’abeille. Ils permettent aussi d’augmenter la durée de consommation de vos aliments, et ainsi limiter le gâchis.

Ces emballages sont lavables, réutilisables, et durables puisqu’une fois dépassés, ils peuvent servir d’allume feu, ou de compost. Vous pouvez les retrouver juste ici !

4 – Recycler, composter 

Les épluchures constituent l’un de nos principaux déchets alimentaires. Or elles peuvent être recyclées, pour un usage alimentaire, ménager ou même cosmétique. La plupart des pelures ou peaux d’aliments peuvent se manger, à la seule condition qu’elles soient bio. Elles sont même recommandées pour leur ressource en vitamine. On peut se servir de pelures de légumes pour réaliser des chips, ou encore des soupes et des cakes comme nous montre "La petite cuisine de nat" sur son site.

Les épluchures sont également un très bon engrais naturel lorsqu’elles sont compostées, ainsi que tous les déchets organiques. La liste des aliments compostables est longue : les déchets verts de vos plantes, le thé, le marc de café, les coquilles d’œuf brisées, les restes de repas végétariens… Le compost ainsi obtenu est très riche et fertile, un véritable trésor pour les plantes.

Les bacs à compost sont fournis par les mairies, vous pouvez le mettre dans votre jardin, ou bien utiliser des petits composteurs pour le balcon. Il existe notamment le vermicompostage et le lombricompostage qui sont naturels et sans odeurs et disponible chez "Greenweez".

5 – Faire sa vaisselle en mode zéro déchet 

Comme tous les appareils électroménagers, le lave-vaisselle est très énergivore. Mais si vous en possédez-un, vous pouvez tout de même le garder, et réduire son impact carbone, en arrêtant d’acheter des pastilles industrielles emballées qui polluent les eaux.

Les produits vaisselle peuvent être remplacés par des alternatives biologiques, naturelles, et solides, qui ne nécessitent pas d’emballage plastique. Il en existe à la fois pour le lave-vaisselle, ou pour la vaisselle à la main.

Vous pouvez également limiter les quantités d’eau utilisées pendant votre vaisselle à la main en utilisant un bac, en vous contentant du minimum, ou en utilisant le reste d’eau chaude de la casserole.

6 – Avantager les ressources naturelles, non énergivores 

La cuisine moderne pousse à l’utilisation de nombreux électroménagers, comme notamment les méthodes de cuisson tel que le four ou les plaques chauffantes qui sont très énergivores. Mais il existe quelques astuces, pour économiser les ressources naturelles, en optant pour des méthodes de cuisson sans énergie. 

La marmite norvégienne

Cette méthode de cuisson consiste à retirer le plat une fois arrivé à ébullition, pour le placer dans un réceptacle isotherme, afin de continuer sa cuisson, au lieu de le laisser mijoter sur le feu. Elle permet de réduire sa consommation d’électricité ou de gaz. Vous pouvez même la fabriquer maison comme le fait si bien le site "Cfaitmaison".

Le four solaire

Ce four écologique n’a besoin d’aucune énergie fossile pour fonctionner, puisqu’il fonctionne entièrement grâce à l’énergie solaire. Contrairement aux idées reçues, la densité de l’énergie produite ne dépend pas de la température mais seulement de l’ensoleillement. Le four fonctionnera donc autant, qu’il fasse 30 ou 5 degrés. Il en existe différents modèles disponible chez "Solarbrother", mais il peut aussi être fabriqué maison, pratique non ?

 

L’objectif zéro déchet est un mode de consommation responsable, que nous tentons d’approcher au maximum, c’est en additionnant nos efforts petit à petit que nous ferons la différence.

C’est aussi un point de départ vers la découverte d’autres pratiques écologiques, ou une première étape avant des actions plus collectives. Relevez le défi !

Nous espérons que ces petit tips vous seront utiles, et vous donnerons l’envie d’aller vers un mode de consommation plus responsable. N’hésitez pas à nous envoyer vos conseils, ainsi que vos retours !